L’UZ Gent et Think-Pink souhaitent traiter plus efficacement le cancer du sein

L’UZ Gent et Think-Pink souhaitent traiter plus efficacement le cancer du sein

Jeudi 23 mars 2017 — Ne laissez aucune chance au cancer du sein : un nombre record de personnes a soutenu ce message durant la période d’automne 2016. Grâce aux bénéfices des actions de l’événement Music for Life en faveur de Think-Pink et à la vente des rubans roses, la campagne nationale de la lutte contre le cancer du sein finance, entre autres, deux projets de recherche scientifique de l’UZ de Gand dans le domaine du cancer du sein. Une grosse partie des fonds, pas plus de 128 660,24 euros, servira à l’étude scientifique de la radiothérapie ciblée en position ventrale pris en charge par l’équipe du professeur Wilfried De Neve du département Radiothérapie de l’UZ de Gand.

Le temps où les médecins et les patientes du cancer du sein choisissaient en premier lieu la mastectomie, est révolu. Les nouveaux standards des interventions chirurgicales dorénavant privilégient la chirurgie conservatrice, suivi de la radiothérapie. Ce traitement réduit de moitié le risque de rechute et augmente les chances de survie, mais peut endommager les tissus sains qui se trouvent autour, tels que les organes comme le cœur ou les poumons. Grâce à cette nouvelle position couchée sur le ventre, basée sur la technique de crawl en natation, les chercheurs de l’UZ de Gand et du CMSE Namur réduisent considérablement les risques liés à la radiothérapie.

Risques inévitables lors des radiations

« Mondialement, la position couchée sur le dos est standard pour l’irradiation du sein. Cependant, l’anatomie de la poitrine se prête, lors de la radiothérapie, plus facilement en position couchée sur le ventre. En raison de la gravité, le sein s’écarte notamment des poumons et du cœur, tout en réduisant les plis de peau », selon le professeur Wilfried De Neve (UZ Gent).

La radiothérapie en position ventrale évite d’endommager les tissus sains. Les éventuelles conséquences, comme une induration du sein, ou une décoloration et un épaississement de la peau, sont permanents. La radiothérapie en position ventrale exclut un problème plus grave qui peut se manifester plus de dix ans après le traitement. Cette position évite notamment la radiation des organes à proximité du sein, et écarte donc le risque d’infarctus du myocarde et l’insuffisance cardiaque, ou un cancer du poumon.

La posture du crawl promet d’être la nouvelle méthode standard

La position ventrale actuelle, pendant laquelle les patientes sont couchées sur le ventre les deux bras au-dessus de la tête, rencontre trop d’objections sur le plan pratique pour être utilisé. Le professeur De Neve clarifie : « La position nécessite des accessoires complexes et est difficilement reproductible durant les différentes sessions de radiothérapie. De plus, elle manque du confort pour les patientes. D’ailleurs, cette technique n’est pas une option pour les patientes chez qui les ganglions lymphatiques doivent être irradiés : irradier à travers la plate-forme n’est pas idéal. »

Voilà pourquoi les chercheurs de l’UZ Gent et CMSE Namur ont trouvé une nouvelle position de crawl. L’objectif est d’en faire mondialement la nouvelle position standard. De cette manière, ils souhaitent réduire au maximum les dommages radio-induits.

Les tests prouvent que la nouvelle méthode de radiothérapie fonctionne. « 9 victorieuses sur 10 préfèrent la nouvelle table de traitement plutôt que la table actuelle en position couchée sur le ventre. Elles trouvent la position plus confortable. L’avantage de la table est que les ganglions lymphatiques sont accessibles et détendus, ce qui permet une radiation optimale de ceux-ci. En plus, la nouvelle table est conceptualisée de façon à ce qu’elle permette de placer au sol des lasers de positionnement supplémentaires. Ce positionnement plus précis se traduit par une radiation plus exacte. »

Table de traitement d’un potentiel mondial

Pour cette nouvelle table de traitement l’équipe de recherche a fait appel à un doctorant de l’Association Centre de Design Industriel de l’université de Gand. « Le prototype est désormais au point », raconte le docteur Liv Veldeman (UZ Gent), oncologue-radiothérapeute et médecin coordinateur. « Tellement au point que nous négocions au niveau international avec un potentiel partenaire commercial qui souhaiterait commercialiser la table. »

« Dès que notre prototype sera reconnu comme medical device, nous débuterons au sein de l’UZ de Gand et du CMSE Namur la prochaine étape de la recherche. Celle-ci comparera les effets secondaires des radiations en position couchée sur le dos et celle en position couchée sur le ventre en posture de crawl. Une étude qui renforcera le pouvoir et l’efficacité de cette méthode et qui pourrait diminuer la période de radiation », conclut le professeur De Neve.

Prévenir le cancer du sein par un traitement hormonal : un protocole de l’UZ Gent et le European Cancer Prevention

Pourquoi les femmes encourent-elles un risque à 200 % de moins élevé de développer un cancer du sein après une grossesse ? Le professeur de référence mondiale José Russo (Fox Chase Cancer Center) a découvert que les hormones de grossesse apportent des modifications de 80 gènes dans le tissu mammaire, qui diminuent le risque quant à la dégénérescence en cellules malignes. Le protocole met l’accent sur les femmes ayant un gène mutant BRCA, une mutation génétique qui apparaît chez plus de 5 % des victorieuses et qui comprend un risque de 87 % d’un cancer du sein. Les chercheurs examineront sous l’autorité du professeur Herman Depypere (UZ Gent) et du professeur Jaak Janssens (European Cancer Prevention) si Otrivelle (un médicament pour les traitements de fertilité) assure la même protection génétique qu’une grossesse.