Think-Pink finance la recherche scientifique afin de prévenir les dégâts de l’irradiation chez les patientes atteintes du cancer du sein

Think-Pink finance la recherche scientifique afin de prévenir les dégâts de l’irradiation chez les patientes atteintes du cancer du sein

Mardi 15 décembre 2015 — La radiothérapie fait partie du traitement standard après une chirurgie mammaire conservant le sein. La radiothérapie réduit de moitié le risque de rechute et augmente les chances de survie, mais peut causer également des effets secondaires aux organes normaux. Grâce à un nouveau positionnement de décubitus ventral, basé sur la technique de crawl en natation, les chercheurs de l’UZ Gand et du CMSE Namur réduisent considérablement les risques liés à la radiothérapie.

« Mondialement, la position couchée sur le dos est standard pour l’irradiation du sein. Cependant, de nombreux inconvénients y sont liés. L’anatomie de la poitrine en position couchée sur le dos est dans certains cas moins favorable pour la radiothérapie que la position couchée sur le ventre. En position ventrale, en raison de la gravité, le sein s’écarte des poumons et parfois du cœur, tout en réduisant les plis de peau », dit le docteur Vincent Remouchamps (CMSE Namur).

Les risques de l’irradiation

Les dégâts aux tissus sains peuvent se traduire par exemple par une induration du sein irradié, et une décoloration et un épaississement de la peau. Ces effets secondaires sont permanents.

Un problème plus grave peut se manifester sur le long terme, généralement plus de dix à quinze ans après le traitement. La cause en est l'irradiation des organes à proximité du sein, comme le cœur. Cela peut augmenter le risque d'infarctus du myocarde et l'insuffisance cardiaque. L’irradiation à proximité des poumons augmente le risque de cancer du poumon.

UZ Gand et CMSE Namur unissent leurs forces

Pour prévenir et réduire les dommages de rayonnement chez les patients atteints de cancer du sein, les hôpitaux UZ Gand et CMSE Namur collaborent étroitement. Leur objectif est de prendre de nouvelles mesures afin que la position ventrale en « crawl » devienne la position par défaut. Ils veulent ainsi réduire au maximum les dommages liés au rayonnement.

« Les objections courantes à la position ventrale sont purement pratiques », explique le docteur Vincent Remouchamps. « La position requiert l’utilisation d’outils complexes et est difficile à reproduire. En outre, elle est actuellement inconfortable. »

Inventer et expérimenter de nouvelles tables de thérapie

« Tous les tests démontrent que la nouvelle position de crawl fonctionne. Mais elle est incompatible avec les tables existantes. Par conséquent, nous travaillons, avec l’UZ de Gand et l’Association Centre de Design Industriel de l'Université de Gand, à la réalisation de prototypes de nouvelles tables de thérapie. Ceci est possible grâce au soutien financier significatif de Think-Pink. Avec cette nouvelle approche, nous voulons réduire les dommages de rayonnement chez les patientes atteintes du cancer du sein et même complètement les éviter à l'avenir. Dans les deux ans, cela doit être au point », conclut Vincent Remouchamps.